mercredi, 31 décembre 2008

Dernière nuit d'images, bonne année!

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Le compte à rebours a déjà commencé et la soirée de ce soir sera plus courte... réveillon oblige.
La verrière du Grand Palais accueille "Dans la nuit des images", une installation incroyable, ouverte et gratuite pour le public dès la nuit tombée. Pour célébrer et clôre dignement la présidence française de l'Union Européenne, notre ministère de la culture propose un périple international dans le monde de l'image animée.
On admire la féérie de la façade du Grand Palais et puis, on pénètre dans un monde magique où l'on reste fasciné par la quantité de films, d'images, de son, de lumières qui bougent, remuent et viennent nous titiller. Une énorme passerelle sur laquelle on s'empresse de grimper offre une vue plongeante sur le Grand Palais : ça tombe bien, la sélection se fera depuis là-haut. On découvre les oeuvres projettées depuis les hauteurs du pont central qui fait face au paddock. Et on se délecte sans sourciller, de toutes ces images petites ou grandes, qui chatouillent nos yeux et nos oreilles.

Difficile de marcher droit lorsqu'on a les yeux rivés aux écrans géants ! Combien de fois aurais-je pu me cogner aux autres visiteurs...
Éblouie par autant de créativité, d'imagination et de réflexion, j'y serai bien retournée si ce soir n'avait été le dernier.
Couvrez-vous , il fait très froid à l'intérieur et rester immobile n'aide pas à se réchauffer!

vendredi, 16 novembre 2007

Un pas dans la gravure

Un pas de danse, un trait d’artiste. Une gloire fulgurante et une maladie mentale qui semble éternelle. Vaslav Nijinski, étoile de la danse russe au début du siècle dernier, remonte sur scène grâce à une interprétation picturale qui lui redonne vie.

Courbes ou la main dansée par la gravure est une exposition de l’artiste québécoise Claire Lemay qui a lieu à la Maison de la culture Rosemont-La Petite-Patrie jusqu’au 18 novembre. Les œuvres, des gravures sur bois, sont présentées dans le cadre de l’événement automnal les Saisons Nijinski à Montréal. Une diversité d’activités culturelles et d’installations artistiques rendent ainsi hommage à la star acclamée de la danse du début du Xxe siècle et ont aussi l’objectif de créer un dialogue autour des problèmes de santé mentale dont Nijinski souffra. Dans cette exposition et contrairement à d’autres volets de cette Saison Nijinski, il n’y a pas d’allusion directe à la souffrance de la maladie dans l’œuvre de Claire Lemay.

On pénètre dans la petite salle de la Maison de la culture, un peu comme dans les coulisses d’une scène. L’espace est scindé en deux par des rideaux en fibre transparents, décorés de motifs de feuilles, symbolisant un jardin et voilant en partie le fond de la salle. En entrant, à gauche, quatre panneaux en bois gravé. Ces matrices tombent du ciel comme autant de décors suspendus, entre lesquels il faut slalomer avec délicatesse pour découvrir leurs différentes facettes. Chacun d’eux a en effet un côté jardin et un côté cour, sans que l’ordre ne nous soit imposé.
Une fois franchi ce labyrinthe de bois, on peut alors s’aventurer vers les estampes accrochées aux murs et s’amuser à y retrouver les motifs des panneaux gravés. On découvre des motifs en série, des mains et des personnages inspirés de la Grèce antique aux traits simples et directs. La couleur est omniprésente, souvent éclatante et joyeuse. Elle divise aussi l’exposition en deux parties. La première, plus traditionnelle, proposent des tons dans les bleus, doux. La seconde en revanche, explose, un peu comme l’euphorie du sujet. « C’est plus moderne et plus près de ce que je fais actuellement [et qui] est très coloré » constate Claire Lemay.

Joyeux scandale
C’est la première chorégraphie réalisée par Vaslav Nijinski, L’après-midi d’un faune, qui a inspiré l’artiste. « Parce qu’elle a été contestée, [que] Nijinski a fait des éclats, [que] ce fut un scandale » commente l’artiste sur son choix. L’œuvre chorégraphique évoque, sous les yeux écarquillés des spectateurs, la promenade d’un faune qui, face aux apparitions de nymphes et confronté à son désir, se transforme progressivement en bête et laisse libre cours à ses fantasmes.
« Je ne suis pas une personne torturée et je veux rendre la beauté » ajoute Claire Lemay. Si l’on veut à tout prix relier son œuvre aux questions de la santé mentale, ce n’est qu à travers l’euphorie qu’on y parviendra ici. « J’aimerais renverser la tendance actuelle par rapport au côté sombre [qu’on retrouve souvent chez les artistes]. Toute ma production reflète la légèreté et c’est plus facile pour moi de représenter un côté plus joyeux. »
Claire Lemay aime partager sa passion et ça se voit. Elle envisage d’ailleurs de faire voyager ses œuvres et avec, son amour de la vie.

mercredi, 07 novembre 2007

L'Afrique dessinée

En cette journée consacrée à l'écrivain africain, je voudrais plutôt parler d'une écrivaine, d'une bédéiste ivoirienne dont j'ai découvert l'oeuvre récemment.

Il y a environ un mois, je voulais offrir une histoire sur le Mexique, pour l'anniversaire d'une amie qui étudie la condition des femmes là-bas. J'avais déjà repéré la bd que je voulais lui faire connaître. Mais voilà qu'en la cherchant (et ne la trouvant pas), je tombe, dans le rayon bd d'un Renaud-Bray fraîchement restauré, sur un petit bijou qui m'a fait changé d'avis.

Aya de Yopugon, c'est Le prix 2006 du festival de la bd d'Angoulême ! Marguerite Abouet et Clément Oubrerie ont écrit pour l'une, mis en images pour l'autre, la vie quotidienne de Aya, qui vit, à la fin des années 70, à Yopougon, un quartier d’Abidjan, en Côte d'Ivoire. On plonge dedans et on se retrouve envouté par la fête, les études, les relations familiales, les premiers amours... Et on en ressort un peu plus tard, comme on revient d'un voyage coloré et pimenté pour tous nos sens.

mercredi, 31 octobre 2007

M.I.A



Découverte au MEG l'été dernier, anglaise d'origine sri-lankaise et l'un des stars du festival !

mardi, 09 octobre 2007

Du vrai dans la Bd

De plus en plus, la bande dessinée se tourne vers la réalité, les histoires vraies et penche pour le reportage. Des auteurs pas dessinateurs qui se racontent dans des planches, un autre public et le besoin de dénoncer, d'espérer, de transmettre mais avec encore une petite touche de romanesque.

On m'a offert il y a quelques années le premier album du Photographe. Le parcours d'un photo reporter, sur le terrain, au coeur de la guerre. Ses questionnements et états d'âme, ses émotions et découvertes. L'originalité de l'ouvrage consiste dans le mix des photos et des dessins. Didier Lefevre, co-auteur et héros de trois albums, a été couronné d'un prix du Festival d'angoulême pour le dernier et puis s'en est allé...

Dans un autre registre, avec une autre approche, Peggy Adam, illustratrice, dessinatrice, auteure des Bd Plus ou moins... le printemps et Plus ou moins... l'été, dénonce, elle, la violence faite aux femmes. Ça se passe à Ciudad Juarez, au Mexique. La ville à la triste réputation de faire disparaitre ses femmes et de ne jamais avoir encore réussi à percer l'horrible mystère. C'est sur fond de superstition et de châtiment que se déroule l'histoire de Luchadoras, celles qui veulent contrer la fatalité.

mardi, 25 septembre 2007

Montréal littéraire branché

Ce soir, c'est le lancement du deuxième roman d'un jeune auteur québécois. Quand on arrive au Patro Vys, petite salle culturello-branchée du Montréal presque underground (bien que ce soit à l'étage...), l'éditeur est au micro. Il présente "Mal élevé" de Stéphane Dompierre. Stéphane, c'est un ami et ancien collègue d'Archambault* de l'amie (et ancienne collègue) avec qui je suis venue. L'auteur prend la relève de son éditeur au micro, mais ce n'est que pour nous présenter la DJette de la soirée et nous inviter au souper qui suit ! Pudique donc ! Et pourtant, le lendemain, il fait la Une du magazine Ici ! J'observe un peu la faune qui parlotte, sirotte et piétine sur des sons électro, l'auteur s'est déjà perdu dans la foule de la petite salle.

* Chaîne québécoise de librairies-disquaires

lundi, 20 août 2007

De la critique de la lecture

"Je n'ai jamais lu un livre avant d'en faire le compte rendu, cela donne trop de préjugés."
Sydney Smith

Lorsque la pensée d'un écrivain et pasteur anglais du XVIIIe rencontre celle d'un professeur de littérature contemporain, Pierre Bayard... dans son plus récent essai, intitulé : "Comment parler des livres que l'on n'a pas lus".

Le titre peut choquer ou soulager les paresseux. Derrière l'aspect provocateur de la couverture, c'est une véritable méthode que le professeur livre à ses étudiants et à tous les lecteurs épris de littérature.

Je me suis d'ailleurs plongée en souriant dans cet ouvrage-aveu fort intéressant, qui propose, à force de citations, une théorie sur la non-lecture et sur le bénéfice, parfois salvateur, de la chose.

mardi, 14 août 2007

Emily Haines

Chanteuse canadienne découverte en octobre 2006, alors qu'elle venait tout juste de sortir son 1er album solo. Ex, future et présente chanteuse du groupe Metric qu'elle n'a pas abandonné pour autant. C'est une très belle voix accompagnée du piano. Pour entendre ses airs, voilà son myspace.

lundi, 23 avril 2007

Amjad, La La La Human steps

Revisiter les grands classiques qui ont peuplé nos rêves de danse à l'époque où nous étions des enfants. S'en inspirer pour mieux s'en détacher et pour aller au-delà, travailler sur le corps, se réapproprier des pas, mais en renouvellant la manière et l'approche. C'est cette démarche qui a attiré mon attention sur cette chorégraphie. Découvrir, par exemple, l'exploration d'Edouard Lock sur les pointes... et surtout l'interprétation de la troupe La la la human steps, avec la richesse et la diversité de ses danseurs ! Curiosité de voir cette alchimie sur scène !

mercredi, 11 avril 2007

Dear Peter Brook

"Sizwe Banzi est mort" était présenté en première Montréalaise ce soir. Une histoire de la société sud-africaine sous l'apartheid et deux superbes acteurs, mis en scène par le célèbre Peter Brook . Ils incarnent deux personnages qui jouent et se racontent, apostrophent presque la salle et font appel à notre imagination. De l'humour dans la tragédie sociale, des rires qui fusent chez les spectateurs mais un message humaniste qui passe. A voir à tout prix pour se délecter autant de la mise en scène, du décor, des comédiens et du travail de notre imaginaire.

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