lundi, 14 août 2006

Encore et encore

Le coup de boule de Zidane fait jaser, encore, et développe continuellement l'imagination.
Petite revue de presse sur le tube qui fait danser la France, et dont le Canada vient de prendre connaissance (1 mois après les faits).
Radio Canada
La Presse (2 articles pour le prix d'un, avec aussi l'idée des publicitaires d'exploiter le filon)
L'express de Toronto
Et en France, sur Le Nouvel obs
ou l'Expansion
ou RTL...

Outre la chanson, qui est en train de faire le tour du monde (et a déjà fait celui de la blogosphère), on retrouve des photos du geste de Zizou jusque sur les t-shirts et les casquettes vendus dans le vieux Montréal !

Pire encore, une nouvelle sur LCI annonce qu'un homme d'affaires chinois a déposé une marque à partir des silhouettes des joueurs, et veut maintenant vendre son logo à 1 million de yuan...

Triste inspiration...

mardi, 25 juillet 2006

Coup de boule !

Je ne résiste pas à vous faire partager cette petite trouvaille, au cas où vous ne l'auriez pas encore vue sur le net... C'est LE tube de l'été en France !

Autre découverte, un blogue "cathartique" consacré à Materazzi, amusant.

mardi, 11 juillet 2006

Après la joie, encaisser le coup


Parc Jean Drapeau dimanche 9 juillet 2006, avant la défaite, quand on y croyait encore...
Le mondial est fini, on peut reprendre une vie normale, avant que le 14 juillet n'arrive ! Je suis moins sûre que les drapeaux s'agitent pour l'occasion, même si, quand on est à l'étranger, on est plus prompt à sortir les symboles...

Dimanche, la finale avec Nadine et Bernard, les cousins, et 3 copines québécoises qu'on a essayé de convertir à la joie ambiante. Arrivée Parc Jean Drapeau, munis de drapeaux tricolores, trouvés près de chez moi, dans la petite italie ! Dès la station Berry Uqam, la foule se densifie, et en écho : "Allez les bleus", "Zidane y va marquer", "Ohé, ohé ohé"...
Sur le site, soleil de plomb, une petite foule tricolore... et quand même quelques drapeaux italiens. On a des passes pour la tente "vip", mais on décide de la snober les premières heures, croyant que l'ambiance dehors serait meilleure que dedans...
En majorité absolue, les partisans des bleus dont on fait bien sûr partie. Plus de place nulle part, le match va commencer et on est bien serré devant l'écran géant. Silence, entrée des joueurs dans l'arène... Cris, on voit Zidane à l'écran. Tout le monde debout pour l'hymne français, même les québécoises, qui font semblant de scander "Zizou, Zizou !" Les drapeaux s'agitent. Le site devient de plus en plus compact. Plus personne ne peut rentrer. Ernesto, l'un des organisateurs de la Lucarne angoisse à la mi-temps. Il est passionné de foot, mais craint les débordements sur le site, et n'a presque rien vu du match. Il s'agace contre la Ville, les autorités, qui décidément connaissent bien mal leurs propres citoyens et qui n'ont pas cru au succès de la rediff. "On aurait pu remplir le stade olympique..." Reprise du jeu, mais il est toujours dehors, à l'affut, espérant que la fête ne tourne pas au saccage. Je rentre dans la tente. Quelques émotions, les prolongations, et la loterie... C'est fini, Zidane sort et la France perd. Les partisans français ont les larmes aux yeux. Sanna, Ernesto, Fredérique... On se dit au revoir avec amertume. L'aventure est finie. Bernard continue quand même à chanter, Maryse et Isabelle s'amuse des émotions intenses dont elles sont témoins seulement. Direction le métro, pas de bousculade, pas trop de joie non plus... On ne crie plus, on rentre tranquillement, et on imagine juste ce que ça aurait pu être. Pendant ce temps, La petite Italie exulte.
*****

A lire :
Des femmes voilées et des hommes à béret
Ronald King
La Presse

L'événement a failli mal tourner. Les gens de la Ville de Montréal avaient ordonné aux agents de sécurité de ne laisser entrer personne après le 12000e spectateur au parc Jean-Drapeau, où le groupe La Lucarne présentait le match sur écran géant. Douze mille personnes, donc. Et les autres, qui attendaient sagement en file sous un soleil cruel, qui ont attendu près d'une heure, ont été informés qu'ils devaient retourner chez eux.

Certains ne l'ont pas digéré et une bousculade a suivi, des clôtures ont volé, des gens sont tombés au sol... Pendant quelques minutes, on a eu peur.

Solution: laisser passer les plus violents et repousser les autres. Il paraît que c'est la façon de procéder, et elle a très bien fonctionné. Le calme est vite revenu, les violents sont entrés et les autres, les dociles, sont retournés chez eux.

Un peu comme ça se passe souvent dans la vie, n'est-ce pas?

Selon les représentants de la Ville, entre 2000 et 3000 personnes auraient été refusées à l'entrée.

Pendant ce temps, dans une scène qui n'était pas sans rappeler la frontière entre le Mexique et le Texas, d'autres amateurs de foot arrivaient à la nage par les canaux, des eaux d'une couleur douteuse où, normalement, on n'aurait pas idée de mettre un orteil.

Selon un des chefs de la sécurité, de petits débrouillards auraient même loué des chaloupes un peu plus haut dans l'île et ils auraient amené des passagers sur le site moyennant un petit pécule...

Bref, la fièvre de la Coupe du monde avait atteint les îles de Montréal hier. On a vu des femmes voilées et des hommes qui portaient des bérets français malgré la chaleur. La majeure partie de la foule se rangeait d'ailleurs du côté de la France et de Zinédine Zidane. Certains ont été victimes de coups de chaleur et ont perdu connaissance. Mais, à part l'accrochage à l'entrée, la journée s'est déroulée dans une joyeuse camaraderie, même avec les partisans italiens.

Et quand Zizou a marqué, tôt dans le match, on a su qu'il y aurait un match et qu'on n'aurait pas à s'ennuyer avec un 0-0 typiquement italien.

Le promoteur Mustapha Terki et son équipe de La Lucarne ont été (agréablement) surpris par la réponse du public. À un moment donné, ils ont regretté de ne pas avoir loué le Stade olympique...

Leur but était de rassembler toutes les communautés ethniques de la ville en un endroit plutôt que de voir chacune demeurer dans son quartier et dans le bistro de ses habitudes. Ce n'est pas évident.

Mais comme ils projettent de répéter l'expérience dans deux ans pour la finale de l'Euro, ils ont le temps de vendre leur idée. Chose certaine, il devront trouver un espace plus grand. On parlait hier du parc Maisonneuve.

lundi, 10 juillet 2006

Le foot, pour réfléchir

Invitation à lire, pour y penser...




Et dans Libération :
http://www.liberation.fr/dossiers/mondial_2006/matchs/192751.FR.php

mardi, 04 juillet 2006

Encore du klaxon

Encore quelques débordements en perspective à Montréal puisque les italiens viennent de gagner un match contre les allemands. Certains doivent déjà regretter cette victoire et risquent d'en avoir encore une fois, plein les oreilles. Comme j'habite à côté du quartier "petite Italie", j'entends et je vois passer en trombe tous les véhicules qui klaxonnent pour fêter la victoire de leur équipe. Il pleut mais ça ne les empêche pas de garder grandes ouvertes les fenêtres de leurs caisses emballées de drapeaux.

Ronald King, un journaliste sportif écrivait hier dans La Presse, qu'il n'en pouvait plus de ces manifestations de joie des montréalais brésiliens, portugais ou italiens. Chaque but était signalé d'une volée de klaxon ! Il s'est même franchement réjouis de la défaite brésilienne, seul moyen de "clouer le bec" des amateurs trop bruyants à son goût. Il a en revanche nettement préféré l'attitude des français.
(Dès que j'aurais retrouvé l'article, je l'afficherai).

samedi, 01 juillet 2006

On a gagnéééééééééééééééé

medium_Ds_et_Dodoche_1_4finale.2.jpg
La France a été grandiose dans ce match. Pas de grandes phrases pour expliquer la joie qui s'en est suivi. La mini vidéo prise sur le vif pour montrer la fierté des bleu-blanc-rouges parlera d'elle-même (voir en bas du texte). La rue St Denis, l'une des artères les plus vivantes de Montréal a été fermée à la circulation à l'occasion du match. Pendant la Coupe du monde, c'est la rue des français, comme le Bd St Laurent, à quelques blocs vers l'ouest, est la rue des portugais. Peu après 17 heures, les cafés des alentours se sont vidés et tous les partisans français se sont retrouvés à chanter, danser, crier et agiter tout ce qui passait sous la main. Ce qui est sympa et que j'aime de la ville, c'est ça : cette spontanéité festive et bon enfant. Elle était française ce soir, portugaise il y a quelques heures et italienne hier... Les allemands, qu'ils gagnent ou non, on ne les entend pas. Certes, ils n'ont pas le sang aussi chaud que les latins, mais on aimerait partager leurs exploits ! Dans la foule des français, sur la rue St Denis, se sont mêlés des québécois, prêts à faire la fête, mais aussi quelques brésiliens "fair play", prompts à danser malgré leur défaite. Après les cris des bleus et les Oh lé Oh lé..., ce sont des rythmes plus sud-américains qui ont pris la relève. J'en ai profité, avec les camarades de La Lucarne pour distribuer les tracts pour la finale du parc Jean Drapeau et essayer de prendre quelques photos en même temps.
J'avoue que j'aime sincèrement cet enthousiasme et ces débordements partisans, quand ils restent joyeux et sympathiques. En discutant à une terrasse un peu plus tôt, nous commentions et apprécions cet esprit de Montréal. On avait du mal à imaginer une autre ville dans le monde, teintée à ce point par les communautés qu'elle accueille. Depuis une dizaine de jours, lorsque les choses sont devenues sérieuses, chaque but était marqué d'une volée de klaxon retentissant dans toute la ville. Surtout côté Brésil et Portugal. Finalement, l'Europe n'est pas à 7 heures d'avion comme je le croyais, mais juste en bas des escaliers. Est-ce le fait d'être "expatriée", d'avoir participé à un événement comme La Lucarne et d'être contaminée par la fièvre du foot ou encore est-ce parce que la France est montée en flêche et qu'on entrevoit maintenant la possibilité d'une finale ? En tout cas, avant le début du match, j'avais presque l'impression que c'était moi qui allait jouer, (sans évoquer mon état d'épuisement en rentrant à la maison, maintenant que la pression est retombée).



voir les films : MVI_2021.3.AVI et : MVI_2025.AVI