dimanche, 21 octobre 2007

journée d'automne

Une vraie journée d'été,
22 degrés cet après-midi,
Montréal flamboyant sous le soleil...
Une petite terrasse ensoleillée à la croissanterie Figaro
un brunch un peu tardif
un souffle chaud et presque estival
quelques signes toutefois pour rappeler l'automne :
des érables rouge ou orange
le bassin du vieux port vidé
quelques flaques qui gisent ça et là
et un soleil un peu plus bas

jeudi, 23 août 2007

Des souvenirs en fumée

Il y a un mois, jour pour jour, et pratiquement à cette heure-ci (il est 19 heures...), un incendie ravageait plusieurs bâtiments de la rue St Denis, sur le Plateau (l'un de mes quartiers préférés de Montréal).

L'Barouf, célèbre bar et repère des français de la ville a été ravagé. Dommage... des souvenirs en pagaille depuis 2005, des émotions variées, des rencontres, des retrouvailles, des séparations... Et le tout, en avalant de délicieuses cacahuètes grillées, distribuées à volonté, qu'on allait soi-même se chercher dans de petits paniers, et en se prélassant sous un plafond à l'ancienne, constellé de superbes lampes colorées, que j'aimerais bien retrouver.
L'autre lieu qui a disparu sous les flammes n'était pas moins mythique, le Continental était un restaurant chic, tenu par des français où j'avais été une soirée. Un décor assez surprenant, avec des tables basses en métal incluant des sculptures d'avion. Souvenir d'un très bon vin et d'un "Bloody ceasar" aussi corsé qu'impeccable.

Extrait vidéo de LCN

Photo des vestiges...

lundi, 07 mai 2007

Insupportable

Dimanche après-midi, plus que quelques minutes avant l'heure des résultats électoraux, les français se pressent devant les écrans géants de l'Union française de Montréal.
Il y a encore un peu de gaiété dans l'air, tous les espoirs sont permis. Les minutes s'étirent et 3 blondes adolescentes flanquées de t-shirt pro-sarkozy made in Quebec s'excitent comme des pom-pom girls. On dirait qu'elles ne comprennent même pas ce qu'elles crient, insupportable.
La tension monte, plus qu'une minute... et s'affiche le portrait du nouveau président, avec le chiffre de la victoire. Les discours se suivent, ne se ressemblent pas. Chacun reste fidèle à son ton, moins une surprise de Sarkozy qui dit vouloir faire de l'environnement sa priorité... bonne nouvelle ?

samedi, 05 mai 2007

Voter, dépouiller

Samedi 5 mai, jour de vote des français de Montréal. Lycée français Stanislas, rendez-vous ou s'égrennent les ressortissants qui votent. Peu de monde, contrairement au premier tour, toujours bien organisé, l'heure est plus grave...
Besoin de monde pour le dépouillement, et, comme c'était programmé depuis 15 jours, rendez-vous était pris pour retourner le soir même et compter les bulletins.
Pas encore 20 heures, on peut donc encore voter, les retardataires se précipitent, il fait déjà nuit dehors. Puis, les bureaux ferment et quelques curieux restent pour observer les manoeuvres.
D'abord, recompter. L'exactitude et rien de moins, pour obtenir dans le bureau numéro 13, les chiffres corrects. Premier comptage, 689 d'un bord, 698 de l'autre... Il faut s'y reprendre 3 fois avant de comprendre l'erreur et le décalage. Des "coches" avaient été oubliées tandis que les signatures apparaissaient bien clairement face aux noms. 1er applaudissement : les chiffres ne mentent plus !
Le dépouillement peut commencer. L'urne est ouverte et les 698 enveloppes du bureau, distribuées par centaine dans de grandes enveloppes blanches, cellées.
2 tables se répartissent la tâche. 6 personnes par table : 2 observateurs, les assesseurs de la journée, et 4 scrutateurs (scrutatrices dans notre cas).
La première détient les enveloppes et retire chaque bulletin qu'elle tend à sa voisine d'en face. Son rôle s'arrête là. La personne en face prend le bulletin et lit à voix haute le nom du candidat. Elle fait un tas par candidat.
Les 2 autres, dont je fais partie, stylo en main, forment des bâtons en respectant les pointillés, face au nom du candidat nommé. Au bout de 10 bâtons accumulés par l'un des candidats, on s'arrête.
Commence le comptage des 10 bulletins du candidat et après vérification, la lectrice tend à l'un des assesseurs les bulletins.
Alors, on reprend jusqu'à la prochaine dizaine atteinte, jusqu'à la fin de l'enveloppe blanche, et finalement, jusqu'à avoir ouvert, lu, compté et repertorié tous les bulletins.
Notre table élu Ségolène Royale présidente, fidèle au résultat du 1er tour à Montréal, seule ville d'Amérique (et peut-être même au-delà) à voter massivement à gauche.
Intéressante expérience entre compatriotes, rires mêlés de crainte : surtout ne pas se tromper, rester concentrer pour ne pas rater. Résultat, une main quelque peu chevrotante les premières minutes pour dessiner les bâtons sur la feuille, mais petit à petit de plus en plus assurée et rassurée par l'avance Royal

dimanche, 22 avril 2007

Est pris qui croyait prendre...

Morandini, blogueur-journaliste annonçait avec quelques autres collègues de divulguer les rumeurs des résultats du 1er tour des élections françaises. Or, dans un article intitulé "Morandini, le guignol du net ?", paru sur les Echos du net, on évoque plus le guignol que le sérieux qu'on attend d'un passeur d'information. Pour en avoir le coeur net, il faudra pianoter sur le clavier avant l'heure fatidique! En somme, beaucoup de bruit pour rien !

samedi, 21 avril 2007

1er tour, c'est voté !

Samedi ensoleillé pour le vote des "frenchies" nord-américains, à Montréal. Quartier Outremont, tous convergeaient vers le collège Stanislas pour faire leur devoir de citoyen.
Près du quartier résidentiel et chic où se déroulait le vote, un bureau UMP avait ouvert ses portes il y a quelques semaines, ce qui est illégal en dehors de la France, et qui était apparemment une première, et une exception dans le monde...
L'organisation pour accueillir tous les français qui votaient était impressionnante : deux gymnases avaient été réquisitionnés car le Consulat ne pouvait pas recevoir les quelques dizaines de milliers d'électeurs, des guides un peu partout pour diriger la foule au bon endroit, et puis des bureaux de vote tout autour du gym, avec des files d'attente assez disparates, mais bien gérées.
Une ambiance de retrouvailles décontractées, presque un air de vacances à l'étranger, mais avec un événement national... Étrange climat ! Autour du lycée, une majorité de français, mais souvent accompagnés de Québécois curieux du déroulement et des comparaisons après leurs propres élections un petit mois auparavant.

Et puis, après le dépôt de la petite enveloppe bleue, après avoir entendu le fameux "a voté", on se dirige vers la sortie, commune aux deux gymnases. Alors, attendre jusqu'au lendemain après-midi pour connaître les résultats, on s'en retourne, sereins ou stressés, avec la foi ou la crainte que son choix puisse servir au mieux le pays...

voir aussi : Les Français d'Amérique du Nord votent (La Presse, 21 avril 2007)

Pas 3 mais 4...

Dans un article paru le samedi 21, le site Internet de Radio Canada fait un tour d'horizon des élections présidentielles françaises.
Et, drôle d'écho à 2002, dresse le bref portrait de non pas 3 mais 4 candidats "principaux" à la présidence ! Et dans le lot... Jean-Marie Le pen !!
Lire l'article complet

jeudi, 19 avril 2007

D'humeur romantique

Attrapé au vol sur un blogue, qui s'en référait à un autre blogue... Tout ça pour livrer ceci : "Dans le fond, être amoureux et cohabiter, c’est deux choses totalement différentes ! Dans mon cas, l’amour est infiniment plus facile que la cohabitation." sur le blogue photomax.

vendredi, 13 avril 2007

cristal ou coton

C'était une journée "pluie ou neige" annoncée par tous les médias. Finalement, c'est un épais manteau blanc qui l'a emporté, une multitude de flocons après quelques gouttes éparses. Dense, comme en plein hiver!
Très vite, arbres, voitures, trottoirs et rues ont été noyés dans la blancheur poètique et magique. Ce soir, on était presque en décembre...

jeudi, 05 avril 2007

Retour sur impressions - Il y a deux ans...(1)

27 mai 2005
Depuis l'arrivée, le paysage a bien changé, après les collines de neige et de verglas, l'herbe s'est mise à pousser très vite, non sans être aidée par quelques incessantes averses, particulièrement le premier week end d'avril et à peu près toute la semaine qui a suivi. Le printemps s'installe doucement mais sous forme de pluie et de grisaille. Quand le soleil sort, il fait tout à coup très chaud, mais il ne parvient pas à rester.

Pâques 2005
Le week end passé à Québec pour Paques a été très agréable, entre l'agneau pascal du dimanche soir et la première mondiale du tout dernier spectacle de Robert Lepage que nous avons découvert à notre arrivée le samedi après midi.
Robert Lepage est un phénomène dont les québécois sont particulièrement fiers : il est à la fois réalisateur, producteur, auteur, metteur en scène et, acteur… Rien de moins ! La pièce qu'il présentait à Québec s'intitule « Le projet Andersen », et raconte simultanément l'histoire d'un directeur artistique québécois venu à Paris pour y diriger un opéra sur l'un des contes d'Andersen, quelques bribes de la vie du célèbre conteur, et enfin, sur un ton plus onirique, le conte de la Dryade.

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