samedi, 05 mai 2007

Voter, dépouiller

Samedi 5 mai, jour de vote des français de Montréal. Lycée français Stanislas, rendez-vous ou s'égrennent les ressortissants qui votent. Peu de monde, contrairement au premier tour, toujours bien organisé, l'heure est plus grave...
Besoin de monde pour le dépouillement, et, comme c'était programmé depuis 15 jours, rendez-vous était pris pour retourner le soir même et compter les bulletins.
Pas encore 20 heures, on peut donc encore voter, les retardataires se précipitent, il fait déjà nuit dehors. Puis, les bureaux ferment et quelques curieux restent pour observer les manoeuvres.
D'abord, recompter. L'exactitude et rien de moins, pour obtenir dans le bureau numéro 13, les chiffres corrects. Premier comptage, 689 d'un bord, 698 de l'autre... Il faut s'y reprendre 3 fois avant de comprendre l'erreur et le décalage. Des "coches" avaient été oubliées tandis que les signatures apparaissaient bien clairement face aux noms. 1er applaudissement : les chiffres ne mentent plus !
Le dépouillement peut commencer. L'urne est ouverte et les 698 enveloppes du bureau, distribuées par centaine dans de grandes enveloppes blanches, cellées.
2 tables se répartissent la tâche. 6 personnes par table : 2 observateurs, les assesseurs de la journée, et 4 scrutateurs (scrutatrices dans notre cas).
La première détient les enveloppes et retire chaque bulletin qu'elle tend à sa voisine d'en face. Son rôle s'arrête là. La personne en face prend le bulletin et lit à voix haute le nom du candidat. Elle fait un tas par candidat.
Les 2 autres, dont je fais partie, stylo en main, forment des bâtons en respectant les pointillés, face au nom du candidat nommé. Au bout de 10 bâtons accumulés par l'un des candidats, on s'arrête.
Commence le comptage des 10 bulletins du candidat et après vérification, la lectrice tend à l'un des assesseurs les bulletins.
Alors, on reprend jusqu'à la prochaine dizaine atteinte, jusqu'à la fin de l'enveloppe blanche, et finalement, jusqu'à avoir ouvert, lu, compté et repertorié tous les bulletins.
Notre table élu Ségolène Royale présidente, fidèle au résultat du 1er tour à Montréal, seule ville d'Amérique (et peut-être même au-delà) à voter massivement à gauche.
Intéressante expérience entre compatriotes, rires mêlés de crainte : surtout ne pas se tromper, rester concentrer pour ne pas rater. Résultat, une main quelque peu chevrotante les premières minutes pour dessiner les bâtons sur la feuille, mais petit à petit de plus en plus assurée et rassurée par l'avance Royal

mardi, 24 avril 2007

Résultats à Montréal

Les élections françaises font régulièrement la Une à Montréal, et sont bien présents dans les sujets traités par la radio et la télévision. Les québécois admirent d'ailleurs la passion française qui a poussé tant d'électeurs à aller voter et ainsi à fracasser un record de participation ! On peut en être fiers !

Ségolène Royal est arrivée en tête du premier tour à Montréal. Avec 35,71% des suffrages exprimés, elle devance Nicolas Sarkozy avec 30,71% et François Bayrou avec 22,92%.

lundi, 16 avril 2007

Passionaria politique

Étonnant de voir de loin l'agitation politique qui enfle en France et parmi les français. Surtout lorsqu'on compare avec le comportement des québécois à l'occasion de leurs propres élections, il y a moins d'un mois. Un point commun cependant : une majorité d'indécis, dont je ne peux cacher en être. Plus philosophes ou plus indifférents, plus civilisés ou plus mous ? Depuis à peine plus d'un an, deux élections majeures ont été vécues (élections du premier ministre du Canada en janvier 2006 et plus récemment, élections du premier ministre du Québec, mars 2007) mais pas de fièvre délirante comme celle qui semble actuellement s'emparer de l'Hexagone.
Et pourtant, le sort du pays, de la société, de son économie, de ses relations internationales étaient également en jeu ici au Québec... Pas de conclusion, juste un constat sur l'approche politique, le sentiment d'appartenance et l'engagement.
Cela dit, lorsqu'on navigue dans la blogosphère ou qu'on se promène de journal en journal sur Internet, impossible de ne pas être happé soit même par la tornade politique qui sévit en France !

lundi, 26 mars 2007

C'est aujourd'hui qu'on vote au Québec

Ça se passe aussi dans les écoles. Grande salle, mais cela fait moins "solennel" qu'en France. Plusieurs bureaux de vote, des boîtes en carton (!) et un unique isoloir par bureau, en carton lui aussi. Pas vérifié s'il était recyclé...
Trois personnes, une qui vérifie le nom sur la liste, une autre qui note quelquechose, et la troisième qui vous parle, prend votre permis ou votre "carte soleil" (si bien sûr, vous avez la citoyenneté, car même si les résidents permanents ont les mêmes droits que les citoyens canadiens, seuls ses derniers ont droit de vote) et vous présente le bulletin de vote, le pli pour ne pas que vous vous trompiez et qu'il puisse être validé.
Après, on s'isole, on prend le crayon en papier de l'isoloir, on coche dans la liste, on retourne au bureau, on montre son bulletin qu'on a essayé de replier soigneusement dans le même sens, on coupe le bord qui forme comme un ticket et puis on dépose le petit bulletin plié dans la grosse boîte cartonnée.
On rentre chez soi, on allume la radio, la télévision ou on se branche sur Internet... Et on attend, inquiet ou pas, les résultats qui ne seront dévoilés que tardivement dans la soirée pusique les bureaux ferment à 20 heures.
D'ici quelques heures, nous connaîtrons enfin le nouveau premier ministre du Québec.
Bonne chance -------- !

mercredi, 14 mars 2007

après le débat, les tracas

La Une des journaux, bien sûr. Chacun des trois "chefs", Charest-le-mal-aimé, 1er ministre sortant, Boisclair, le nationalo-independant et Dumont, le jeune loup "autonomiste" était content de sa prestation.
Curieux débat sans animateur, juste un arbitre pour strictement respecter le temps de parole de chacun, à la seconde près. Et pas mal de coups de griffe, jusqu'à sortir des documents confidentiels... mais du calme et maîtrise du ton ! Impressionnant en comparaison du paysage politique français !

lundi, 12 mars 2007

Elections, élections

Ça devait avoir lieu en France, tout le monde le savait. Maintenant, on sait aussi que Chirac part à la retraite, ouf !
Mais au Québec, on ne savait pas il y a un mois, que nous serions en période électorale tout le mois de mars.
Ça va faire un printemps chargé en politique pour tous les franco-québécois ! Que de temps passé dans les urnes ! Et pas la même approche de la politique.

Demain, c'est le combat
Le débat des chefs. Dans sa chronique piquante, Pierre Foglia qualifiait ce débat télévisé de combat de coqs. En effet, trois hommes (pas une femme) seront sous les caméras demain soir pour un débat qui, avant même qu'il n'ait eu lieu, a déjà fait couler pas mal d'encre, et de signatures. Une pétition circule pour soutenir la présence de "petits candidats" (les verts, l'ADQ etc.) mais en vain, seuls les trois "grands" auront droit de cité sur nos petits écrans demain. A voir et méditer, pour faire une pause dans les débats franchouillards.
Pour se documenter un peu :
Sur Radio-Canada

Dans Le Devoir

Sur le réseau Canoe (Jl de Montréal)