vendredi, 30 juin 2006

Demain, le Canada et les BLEUS

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Grande grande journée demain en perspective. Le Canada se fête. J'avais assisté l'an dernier au défilé de Montréal, qui mettait en scène des parades stylées "fin d'année scolaire", quelques vieux militaires anglophones et une princesse de carnaval. Je me souviens de la chaleur écrasante qui avait fini par éclater en orage... On troque son drapeau québécois de la St Jean, pour la feuille d'érable, et le rouge est de rigueur.

Mais Montréal s'en fiche un peu on dirait. Pourquoi ? Parce que depuis 2 jours, le Festival international de Jazz a commencé. Parce que tous ceux qui aiment le football seront rivés à leur écran (et ils sont nombreux étant donné le nombre de communautés culturelles qui vivent à Montréal).

Demain, les salles extérieures du festival déborderont de mélodies. Demain, les cafés et les bars des aficionados du foot seront bondés de partisans, et selon les quartiers de la ville, on portera du jaune, du bleu ou du rouge pour les portugais. Entre la France et le Brésil, pour qui seront les québécois ? Ils auront à choisir leur camp, entre des bleus qui parlent la même langue, et des brésiliens qui les font rêver... On souhaitera que le match soit beau, équilibré, dynamique, grandiose. Et on aura l'espoir très fort que les bleus battront le Brésil... Ce soir, avant de fermer l'oeil, on aura une pensée spéciale, on enverra les meilleures ondes possibles pour la victoire des français, et on reverra avec l'oeil humide, la finale de 1998... A voir sur le lien de la colonne de gauche (les bleus). Ç'est rafraichissant.
Vive les Bleuuuuuuuuuuuuuuuuuus !


***

Pour revenir sur le festival, j'y suis passée cet après-midi et ai écouté un moment le groupe Gadji Gadjo, musique type tsigane, sympathique et chaleureuse qui nous plonge en Europe de l'est. Le festival, c'est l'occasion rêvée de découvrir, de se balader et de se lancer emporter par les musiciens. Mais je remarque que le risque de ce foisonnement, avec un nombre impressionnant de concerts gratuits, c'est de zapper. En guise de télécommande, les pieds se baladent à leur guise, et si la foule le permet (car si elle est dense, on ne peut plus bouger, et donc on est obligé de rester pour écouter) on passe d'un concert à un autre, jusqu'à être réellement séduit par les artistes et de s'installer !

samedi, 24 juin 2006

la fête des québécois

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Même dans mon quartier, du côté de l'imposante église Sainte Cécile (il faudra en reparler de celle-là), on sent que le Québec est en fête. Enfin une journée pour pouvoir agiter son petit drapeau québécois. Car dans l'agitation du mondial de foot, personne ne pense plus à son drapeau aux 4 fleurs de lys. Il n'y en avait que pour les brésiliens, les portugais - très présents dans le coin- , les italiens et quelques plus rares français. C'est la revenche. Et je présume que ce soir, une marée bleue et blanche s'agitera au son des musiciens qui se sont dévoués pour la journée du Québec. Le premier ministre, un bon gros (dans tous les sens du terme) conservateur, a pointé le bout de son nez hier à Québec, histoire de dire que Big Brother n'est pas loin et que les québécois peuvent calmer leurs ardeurs d'indépendance...
Mais aujourd'hui, c'est comme s'il n'était pas venu, et de toutes les façons, on ne regardera pas s'il apparaît encore à la télé. Ne participant pas cette année à la joie québécoise, voilà une photo de l'an dernier.
Bonne fête le Québec !

gym

J'espère que je ne me suis pas trompée, plutôt, j'espère que j'ai bien fait... Je viens de me délester d'un peu plus de 200$ (canadien bien sûr), et d'en prendre pour un an ! Un an de gym... de yoga, de vélo stationnaire, de spinning, de boxe même, si je veux !! Et tout ça, sans plus penser à mon porte feuille. C'est quand même beaucoup plus abordable que le Club med gym et c'est à 5-10 minutes de chez moi en vélo, presque 20 minutes à pied (il faut penser à l'hiver aussi !) Je me sens plus légère tout à coup, pas à cause de mon portefeuille, mais à ma conscience. J'ai plus qu'à y aller maintenant !

vendredi, 23 juin 2006

St Jean vs Ferrarri

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Dur de savoir où donner de la tête ce week-end. Aujourd'hui, presque personne ne travaille. Sauf les commerçants bien sûr, ouverts jusqu'à 21h. Les autres bullent en rattrapant leur congé du lendemain. Car ici, chaque fois qu'un congé national tombe un jour de week-end, on le récupère la semaine même, ou la suivante ! C'est le cas aujourd'hui : demain, samedi 24, c'est la St Jean-Baptiste, fête Nationale du Québec, mais comme c'est samedi, alors on décrète que le vendredi, c'est congé ! Il y a donc des festivités partout, comme lors du 14 juillet, et ça commence dès ce soir.
Mais en même temps... la formule 1 règne pendant les trois prochains jours. 2 rues ont été bloquées, comme chaque année pour l'occasion : la chic rue Peel, et la pubeuse rue Crescent. Peel est inondée de Ferrarri, tout est rouge, il y a des flashs qui crépitent partout. Quelques T-shirt "Ronaldo" posent même devant quelques-uns des bolides. Quant à Crescent, c'est une marée humaine qui essaye de se frayer un chemin entre les stands, les starlettes, les journalistes, et les musiciens qui font concurrence, sur scène, aux vedettes du Grand Prix.

C'est vraiment surprenant de se balader dans la ville actuellement, car dans certains quartiers, c'est plutôt la fête nationale qu'on prépare, en astiquant les petits drapeaux fleur-de-lysés, en répètant des airs folklo, en montant en famille des stands... Dans les autres quartiers, et surtout dans le centre ville, c'est la mode (j'oubliais qu''il y a aussi un festival de 4 jours de mode !) et surtout, c'est la fête du Grand Prix. Les ambiances n'ont rien à voir, et attirent des populations presque opposées ! C'est comme si la ville vivait selon des rythmes différents. Quant à moi, je ne serai ni sur le circuit (la vente des billets 2007 est déjà lancée!), ni dans les parcs en train d'agiter fièvreusement mon drapeau en plastique (ce que j'ai fait l'an dernier...), je m'éclipse de la ville, pour fêter les 30 ans d'une très bonne amie québécoise, rencontrée au journal La Presse l'an dernier.

des gougounes pas nounounes

Soit, puisque j'ai 2 requêtes pour la chronique chaussures, en voilà une première. Mais avant d'aborder les mauvais traitements que subissent vos chaussures à Montréal, un petit clin d'oeil à celles qu'on voit le plus actuellement. Les pieds se dénudent et lorsqu'ils choisissent de le faire, c'est pour sauter dans les "tongs". Que dis-je ? Pour sauter dans les "gougounes" plutôt. Et oui, pas de "tongs" ici, que des "gougounes", mais si par inadvertance on s'aventure à parler "tongs", on nous regarde comme si on parlait chinois ! Mais n'est-ce pas un peu "nounoune" de dire "gougoune" ? (nounoune, en bon québécois, ça veut dire +/- cruche...) A part des tongs-gougounes donc, que voit-on sur les pieds ? Parfois rien, et quand les yeux remontent, on peut s'apercevoir qu'on fait face à un "granola" . Le granola, au départ, ça désignait celui qui mange que des graines ou des barres de céréales, et, par extension, c'est l'écolo barbu, parfois cheveux type rasta qui refuse le rasoir ou l'épilation... Pour les autres, les pas-granolas, c'est variable, mais on voit beaucoup de sandales sportives, version nord-américaine des birkenstocks, quelques tongs plus sympa, pas mal de baskets, et finalement peu de talon, encore moins de jolis talons... Et pour déborder sur la mode, c'est très très difficile de trouver de belles chaussures abordables et pas ringardes.

mercredi, 21 juin 2006

l'été, fêter la lenteur...

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Le monde avec lenteur marche vers la sagesse. Voltaire

L'histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l'invincible espoir. Jean Jaurès

C'est l'été ! Et quand en France, on fête la musique, au Québec, on fête la lenteur ! Pas de musique pendant quelques jours, le temps pour les musiciens (des Francofolies) de troquer leurs mélodies francophones contre des airs jazzy (Festival de Jazz de Montréal)...
Mais aujourd'hui, ça pourrait aussi être la fête de mon blogue... C'est quand même très officiellement (dixit le site internet) "La journée internationale de la lenteur" et le rendez-vous est donné pour une journée calme, rythmée par la zénitude, au Parc Lafontaine. Pas de référence littéraire sur le site, mais un programme plutôt axé sur le corps, avec des arts martiaux, du yoga, du Chi Qong... Mais je n'ai pas trouvé sur le site québécois de référence au dicton qui, si vous ne l'aviez pas compris, inspire mon blogue (le titre que j'ai choisi) : "Chi va piano, va sano".

mardi, 20 juin 2006

Sur Montréal

Juppé rentre en France...et s'explique dans le journal Le Devoir du 20 mai : "Fier d'être français".
Je viens de découvrir une page de son blogue où il est question de Paris et de Montréal. Il y a quelques semaines, avait lieu sur l'avenue Mont Royal, coeur du plateau, le festival de la poésie, c'est là dit-il, qu'il a découvert le poème de Dominique Noguez : "Si Paris était comme Montréal "

"Si Paris était comme Montréal, on ferait moins la queue quand on veut un taxi.

Si Paris était comme Montréal, le XVI° arrondissement parlerait anglais.

Si Montréal était comme Paris, on pourrait se balader à poil dans la rue en janvier.

Si Montréal était comme Paris, on dirait "faire du shopping", "aller au parking", "mail" ou "mel", mais aussi "tomber amoureux", "comme des petits pains", "faire un geste" ou "remorquage".

Si Paris était comme Montréal, on dirait "magasiner", "se parquer", "courriel" mais aussi "tomber en amour" (to fall in love), "comme des petits pains chauds", "poser un geste" ou "touing".

Si Montréal était comme Paris, on visiterait les égouts en barque.

Si Paris était comme Montréal, les gens seraint plus cools.

Si Montréal était comme Paris, le café serait meilleur.

Si Paris était comme Montréal, la viande serait plus tendre.

Si Paris était comme Montréal, il y aurait trois grands festivals de cinéma par an".

C'est quoi un blogue ?

Blogue en français, blog en anglais. Le terme provient bien sûr....de l'anglais, de la contraction de mots web et log. C'est un journal de bord sur internet, une sorte de site internet, personnel, qui permet à tout le monde de publier textes, images, photos et même vidéo, sur un espace du web, qu'on choisit ouvert au grand public ou restreint à quelques proches. Pour en savoir plus, taper blogue ou blog dans un moteur de recherche, et prévoir quelques heures de surf devant soi ! J'y ai fait quelques belles découvertes. On est en train d'inventer un nouveau vocabulaire pour traduire les activités crées autour du phénomène. Etre ou ne pas être dans la Blogosphère, être un blogueur, choisir un photoblog plutôt qu'un videoblog... A décliner !

J'ai entendu Sandrine Kiberlain

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J'avais repéré il y a quelques temps, dans le programme du festival que Sandrine Kiberlain (je savais qu'elle s'était lancée dans les airs) donnait un concert aux Franco. Les franco, pour Francofolies de Montréal, c'est L'Evénement francophone estival de la ville. Il invite chaque année auteurs, compositeurs et interprète de tout gabarit, se consacrant au français. Les autres festivals ont le droit d'être bilingues, trilingues, et même de ne pas parler une goutte de français, mais celui-là, celui-là existe par ou pour la langue de Molière.
Alors, samedi dernier, le 17 juin, après avoir trainé des pieds, je suis allée voir le concert. Je dis trainer des pieds car après l'enthousiasme de la veille, qui me fit acheter le ticket par téléphone, lorsque le moment fut venu, une grande flemme avait pris la place ! Le concert proposait deux artistes : Sandrine, en dernier, et Jérémy Kisling, un illustre suisse. Malgré le peu de sympathie pour les suisses après le 1er match nul (à tout point de vue) de la France en Coupe du monde, je me suis surprise à sourire. C'est que le personnage, qui chantait en compagnie des "Oursons", ses camarades musiciens, avait un sens de l'humour plutôt aiguisé. Finalement, rien de transcendant dans sa prestation, je crois que j'ai presque davantage apprécié son humour à ses chansons, mais qu'importe, le clou du spectacle venait après.
Quant à Sandrine, que dire, si ce n'est que l'admiration que j'ai pour son travail de comédienne devait être largement partagé par la salle ! Là encore, rien de transcendant, si ce n'est la fierté de voir cette française sur une scène de Montréal, et à voir son attitude, parfois un peu impressionnée, parfois un peu star, ses gestes plutôt disgracieux, mais concentrés, on ne pouvait qu'être touché par la prestation. Un bon sens de l'humour aussi, une jolie voix, une très sensible interprétation de Rime de Nougaro... Et quelques mélodies personnelles interprétées et déjà fameuses grâce à la radio. Une belle soirée en somme, la fierté en plus, d'être allée voir le spectacle, envers et contre tous (toute seule pour ainsi dire) et celle, non moindre, de pouvoir dire que j'étais là, à l'un des premiers concerts d'une star du cinéma français. Ce que j'aime bien aussi, c'est le message qu'elle fait passer sur scène comme dans ses interviews, on peut toujours recommencer, changer de cap, découvrir, se découvrir, faire ce qu'on aime, peu importe les embûches et peu importe les critiques. Quand on a foi en soi, on peut tout faire. Et à la voir interpréter son petit tour de piste intitulé ironiquement par Sandrine Kiberlain elle-même, "petite danse", on se dit, qu'en effet, tout est possible, quand on a la volonté et la passion. Elle est décidément sympathique, chaleureuse, elle a l'air accessible, et elle a l'air de se plaire dans ce nouveau rôle qu'elle s'est taillé sur mesure !

lundi, 19 juin 2006

As sympathetic as unexpected

Today was our tenth and last News and Feature writing lecture. While I walked down the street towards the metro station, I catched up on the street with 3 other students. As I greeted them, one asked if I would join the team to have a drink, and I heard myself answering "why not ?". I hardly knew them since this course was the only one I attended this semester and since the atmosphere didn't much help meeting. So there we met, after our last class, an irish woman established in Montreal for the past 6 years, a girl with yugoslavian roots, a pure English guy from the city and myself. As we were walking together and they were talking, I began regretting being part of the team., I then said to myself that the only way to get out of this soon was to consume rapidly, once arrived in the bar, and pretend having an appointment to leave after a large 30 minutes.
But then, we sat, ordered our meals, and talked... And, in fact, it was fun to meet this people I had just crossed quickly during almost 2 months. Fun to go beyond my English speaking shyness too. Fun to get to learn about this people, why they attended such a course, what they were doing etc.
It finally ended nicely and lightly this heavy cloudy day. Ruth, the irish woman dropped me to a metro station and when I got back to the surface, it was dramatically raining. Precocious as I became, I fortunatly got my umbrella, but still had the wrong shoes : my sandals suffered once more as they sunk in puddles.

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